Justes parmi les Nations

Marie Theulot (au centre), romancière vient présenter aux élèves de Terminales ses recherches, les témoignages recueillis sur les Justes parmi les Nations.

Elle est elle-même fille et petite-fille de Justes.

« C’est un héritage facile à porter, celui d’une famille de héros silencieux ».

Après une carrière dans l’enseignement (institutrice et directrice d’école), elle consacre sa retraite à «passer la mémoire», selon son expression. Elle ne fait pas un devoir de mémoire, c’est le travail des professeurs d’histoire.

Elle passe la mémoire avec son énergie et par l’écriture. Elle s’attache à montrer ce qui est resté dans l’ombre si longtemps.

Pour Marie Theulot, parler des Justes aujourd’hui, dans cette période troublée, est un antidote, un contrepoison à la haine.

Ce sont rarement les Justes eux-mêmes qui font les démarches pour être décorés. Ils considèrent n’avoir fait que leur devoir. Ce sont des héros de l’ombre, souvent anonymes.

Le terme de « Justes parmi les Nations » est un concept de l’Histoire moderne. Les premières distinctions ne sont données qu’à partir de 1972.

Pour être reconnu, décoré, il faut des preuves, recueillir des témoignages.

Aujourd’hui, 3900 Justes parmi les nations sont officiellement reconnus et ont reçu la médaille de l’Institut Yad Vashem, mémorial de la Shoah à Jérusalem.

Marie Theulot n’apprend que tardivement qu’elle est fille et petite-fille de Justes et presque par hasard, lors d’une conversation familiale entre ses enfants et leur grand-père. Elle décide alors de faire reconnaître son père et son grand-père au titre de Justes parmi les Nations. Ils reçoivent tous les deux cette distinction en 1994.

Elle débute ses recherches sur la base des témoignages de son grand-père Georges Vigoureux et de son père Jacques Vigoureux.

La difficulté de retrouver des témoins et des Justes réside souvent dans cette discrétion dont ont fait preuve ceux qui ont sauvé de nombreuses personnes pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et les personnes sauvées ne sont pas facilement bavardes. Certains refusent de revenir sur cette période de leur vie, ils ont besoin d’oublier pour se reconstruire. D’autres sont, au contraire, plus enclins à en parler, à faire en sorte que personne n’oublie pour que cela ne se reproduise pas. Ils voient aussi dans leur témoignage, un moyen de remercier ceux qui les ont sauvés.

Lors de ses interventions dans les écoles et les différentes institutions, Marie Theulot présente ses recherches et ses romans sur la base des témoignages qu’elle a recueillis.

page suivante...

Lycée français de Düsseldorf

PRONOTE

Entrez le corps du texte ici ...

Vous voyez une version text de ce site.

Pour voir la vrai version complète, merci d'installer Adobe Flash Player et assurez-vous que JavaScript est activé sur votre navigateur.

Besoin d'aide ? vérifier la conditions requises.

Installer Flash Player